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 mental

20/11/2008
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Mental:



          Élément cruciale de la performance en compétition, le mental est un sujet très pointu et long à étudier. En attendant de développer le sujet de façon plus approfondie, voici une rapide mise en jambe avant les prochaines compétitions.

          Sans plus attendre, commençons par une petite expérience: Je vais tout d'abord vous demander de penser à un personnage célèbre, mettons: Mickey mousse... Maintenant que vous avez bien visualiser ce héros de walt-disney, je vais vous demander de penser à Astérix... le casque... les ailes sur le casque... et maintenant, pensez à la statue de la liberté... et maintenant je vais vous demander de ne pas penser à la panthère rose....   et là, à coup sure, l'animale apparait dans votre esprit avec ça queue qui déambule et le petit air musical qui vas avec! Et pourtant je vous ais demandé de ne pas y penser!

          En réalité, votre cerveau ne peut répondre à cette demande car il ne comprend pas les négations. Quelles conclusions peut t'on en tirer? Qu'à chaque fois que vous interdirez une action à votre cerveau il prendra grand soins de na pas vous obéir.
 
         Exemple: vous êtes sur une voie d'escalade difficile et vous arrivez sur un passage improbable. Vous vous dites alors: "Il faut pas que je me la colle". A coup sure votre cerveau vas visualiser cette chute que vous venez d'évoquer et ce préparer à son avènement. Vous n'êtes alors plus en mesure de faire face.

         Quelle solution alors?  Transformer la négation en affirmation: "Il faut pas que je me la colle" devient alors: "Il faut que ça passe!"

          Cette règle toute simple au première abord n'est en fait pas si facile à suivre. En réalité vous la transgressez surement très souvent sans vous en rendre compte. Il vas donc falloir désormais prendre l'habitude de "faire" plutôt que de "ne pas faire".

         Sur ce, abordons maintenant le sujet qui vous intéressent: vous et la compétition. Si vous lisez cet article, c'est surement que vous avez un problème sur le plan mental en compétition. Faisons maintenant un point sur quelques problèmes.

         Si vous faite de la compétition en escalade, c'est surement que vous aimez l'escalade et la compétition. Mais si le mental vous cause problème en compétition, c'est surement qu'il y a des élément dans la compétition qui viennent jouer les troubles fêtes. Quel sont ils?

         Vous allez me répondre: le stress. Le stress, terme passe partout qui peut englober un certain nombre de sous-problèmes.

        Mais puisque nous parlons du stress, commençons par lui. Bon nombre de personnes vont dire qu'en compétition leur principal préoccupation est de luter contre le stress. Erreur grave! Rappelez vous quelques lignes plus haut, je vous disais qu'il fallait "faire", plutôt que de "ne pas faire", et bien en voilà un autre exemple! Si vous cherchez à lutter contre le stress, automatiquement vous évoquez le stress dans votre tête, ce qui ne peut qu'amplifier le phénomène. On ne peut lutter contre le stress. D'ailleurs qui vous dit qu'on ne peut gagner en étant stressé? Le stress peut même parfois vous aider à gagnez car il vous aide à vous surpasser. Bien plus mauvais que le stress: la peur du stress. Alors que faire?

        Plutôt que de focaliser votre attention sur le stress et sur ce qui vous gène, focalisez votre attention sur ce que vous avez à faire et ce qui vous plait.

        Tiens, justement parlons en de ce qui vous gène et de ce qui vous plait. Comme je le disais plus haut, si vous faite de la compétition en escalade, c'est surement que vous aimez l'escalade et la compétition. A priori, ce qui vous gène se trouverait plutôt dans la compétition. Alors qu'est ce qui fait la différence entre l'escalade hors compétition ou vous grimpez plutôt détendu et l'escalade en compétition ou vous êtes stressés?

       On peut résumer en deux éléments:- le contexte réglementaire
                                                            - La notion de classement vis à vis des autres

        Décortiquons d'abord le deuxième: la notion de classement vis à vis des autres. Mais si le classement vous cause problème, c'est aussi pour lui que vous aimez la compétition. Ce qui vous gène c'est l'échec. La peur de perdre, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur d'avoir l'air ridicule vis à vis de ceux qui vous regardent, la peur de faire une erreur, l'incertitude de ce qui vas ce passer, le manque de confiance en vous. Encore une fois, retournons le problème. Plutôt que de lutter contre ça (ne pas faire), transformons ces craintes en atout.

       En réalité, vous redoutez des caractéristiques qui sont l'essence même de la compétition et donc son charme. Imaginez maintenant une compétition ou le matin, avant même que le moindre compétiteur n'est touché une prise, le commentateur s'adresse au personne présentes: " Voilà, après analyse des classement nationaux de l'année précédente et des niveaux de formes et d'entrainement des compétiteurs présents. Après analyse des pronostiques, nous avons décidé que le vainqueur dans la catégorie minime garçon était Michel Baudard, suivit de Carl Dégaine..." D'un seul coup la pression disparait. Mais quel intérêt? Finalement, le plaisir de la compète, n'est ce pas justement cet affrontement et cette incertitude? Et comment peut on être certain que c'est Michel Baudard qui l'aurait emporté? La page de cet article ne serait jamais assez grande pour évoquer les cas de figures ou les favoris ce sont fait battre par les chalengeurs... et se sont rattrapés par la suite. C'est là tout le charme de la compète: l'incertitude autant pour le compétiteur que pour le spectateur. Encore une fois, vouloir luter contre cette incertitude, serait voué à l'échec. Il faut l'accepter et la prendre comme un jeu.

     Et pourtant autour de vous, tout tend vers la certitude: les gents parlent de pronostiques et l'on vante les bienfaits de la confiance en soit. Mais qu'est ce donc que la confiance en soit? C'est la certitude que tout vas bien ce passer. Comment peut on être certain que tout vas bien se passer? Si vous contrôlez certain paramètres, un grand nombre d'autres sont in maitrisables: le niveau des autres concurrents, votre forme du jour, est ce que la voie vas vous convenir?...

    Dans le fond de vous, vous le savez, et lutter contre ça, c'est ce mettre en désaccord avec là réalité. Si vous vous trouvez en difficulté à un endroit ou pensiez être à l'aise, comment allez vous faire face si votre stratégie est basée sur la sensation de contrôle? Et surtout, la compétition se joue t elle dans les portion des voies que vous maitrisez ou plutôt dans les partie les plus incertaines? La recherche de la confiance en soi  vas vous mettre dans cette situation ou dés lors que vous serez au bord de vos limites, vous serez incapable de vous battre. En fait la confiance en soi est le résultat de l'expérience et ne doit pas être forcé.

    Vous qui êtes grimpeur, vous connaissez l'intérêt de l'école de vol. Ce n'est pas uniquement une question de sécurité, mais plutôt de permettre au grimpeur de démystifier la chute afin d'être capable de frôler, voir dépasser ses limites dans le but d'aller au bout de ses capacités. Et bien en compétition, comment pouvez vous faire une perf, si vous redoutez l'échec? Dés lors que serez près de vos limites, vous ne pourrez faire face.

    La performance passe donc par l'acceptation de l'éventualité de l'échec. N'est ce pas finalement ce risque là qui est le plus enivrant?  N'oubliez pas que sur 50 compétiteurs il n'y aura qu'un vainqueur. Cela veut il dire que les autre sont nuls? Faut il gagner pour exister? Est ce bien le vainqueur qui a fait la plus belle perfs? N'est ce pas plutôt celui qui c'est le plus surpassé?

    J'ai le souvenir d'un compétiteur que je connais bien (que je ne citerais pas), qui arrive au départementaux à Pouzauges avec de bons espoir de podium. D'ailleurs, les pronostiques confirment ses espoirs. Quelques temps avant, dans le hasard d'une discussion en famille, il propose à ses proche de venir assister à la compétition si le cœur leur en dit. Ils ne doivent venir que l'après midi vu qu'il a de fortes chances de se qualifier pour la finale. Le matin, alors qu'il pense avoir bien visualisé les difficultés de la voie de qualif la plus dure, il part dedans et se retrouve en difficulté pratiquement dés le départ sur un mouvement qui ne lui convient pas. Pris de panique, il perd pied et réalise qu'il vas se la coller à un endroit ou presque tout les concurrents sont passés, même ceux qui sont censés être moins fort que lui. Il réalise également qu'il vas louper la qualification pour la finale; pour les régionaux, et que l'après midi, il vas devoir expliquer à ses proches qu'ils ne vont pas le voire grimper. Il finit par chuter et confirmer ainsi ses craintes. La saison se termine ainsi pour lui et il décide sur le coup d'arrêter la compétition. Il s'explique l'après midi à ses proches qui lui disent qu'il sont déçus alors qu'il leur avait dit qu'ils fallait absolument qu'ils viennent. Content de constater que sa famille, qui venait pour la première fois, n'avait pas vraiment envie de venir et qu'il les aurait visiblement forcés, il décide de ne plus jamais leur proposer de venir. L'année suivante il revient le couteau entre les dents (et oui il a changé d'avis!) et gagne la compétition.

     Morale de l'histoire: -Grimpez pour vous et non pas pour les autres!
                                   - Seuls ceux qui sont sur le mur risque de se planter, jamais ceux qui sont dans les tribunes (comme il disaient au loto: 100% des gagnant avaient tentés leur chance, ou encore il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne ce trompe pas)
                                   - Les vrai supporters vous soutiennent autant dans les défaites que dans les victoire
                                   - Rien n'est jamais acquis (Même le début d'une voie de qualif) la confiance en soi n'est pas très utile dans ce cas là!
                                   - Penser au conséquences de ses actes pendant l'action est totalement inefficace. Il faut mieux se concentrez à chercher des solutions. (évident mais pas toujours facile à faire)
                                   - Il n'y a pas de "looser". on peut se planter, décider d'abandonner et se rattraper l'année suivante, à condition d'en tirer les conclusions. (dictons: Ce qui ne te tue pas te rend plus fort, ou encore: Qui conteste ses défaites perd deux fois) J'ajouterai qu'on apprend plus de ses défaites que de ses victoires. Une défaite est donc une expérience de plus. La revanche, ici, est une solution pour tirer profit de son échec.
                                   - Et les pronostiques on en parle même pas

        N'oubliez pas que pour ceux qui ont un statut de favori, la position est moins confortable que pour les chalengeurs. En effet, les autres rêvent de vous battre et les satanés pronostiques vous donnent gagnants. Il est évidement impossible d'être sur de gagner même en étant le leader. Personne ne doit vous mettre la pression là dessus. Vous avez autant le droit de perdre que les autres. C'est le jeu, un coup c'est vous, un coup c'est un autre. Le mérite est quelque chose de bien subjectif, il dépend de vos expériences, mais aussi de vos possibilités d'entrainements. Et bien d'autres encore. ET SURTOUT, vous n'avez pas à vous chercher d'excuses et encore moins à en fabriquer. Tout juste FAIRE ce que vous avez à FAIRE: donnez le meilleur de vous même. Après et seulement après analyser les erreur pour corriger plus tard.

       Et puis qui a dit qu'il fallait être au top pour gagner? Combien de fois le vainqueur n'est pas le leader? Les plus belles victoires sont celles que vous aurez arrachés contre toute attente. Alors quelque soit votre condition, votre prétendu niveau, votre entrainement vos points forts ou encore vos points faibles, FONCEZ!

       Pour résumer: FAITES ce que vous aimez: grimpez, battez vous, surpassez vous, défiez vos concurrents quel qu'ils soit et soyez DÉTERMINÉS.

       Bon, maintenant que vous savez que luter contre vos craintes n'est pas la solution, vous allez vous concentrez sur ce que vous devez faire.

       Imaginez maintenant qu'à l'intérieur de votre cerveau se trouvent trois personnages bien distinctes: Le major d'homme; le juge et le gratifiant.

           -Le major d'homme: C'est celui qui agit, qui décide des actions et qui les met en œuvre: Je clip sur cette prise, je passe à gauche, derviche, carre externe...

           -Le juge: comme son nom l'indique, il juge: bien! pas bien! mais quel boulet pu...

           -Le gratifiant: Il analyse les conséquences: Si je me la colle là, j'ai vraiment l'air c...; Si je passe là je suis qualifié; ça sent le podium!...

     Inutile de vous dire que seul le major d'homme doit travailler pendant l'action. Il ne faut pas croire qu'un bon compétiteur doit être décérébré pour autant. Comment analyser ses défaites après coup si le juge n'est pas là? A quoi bon gagner si le gratifiant ne gratifie pas les effort consentis?

     Alors comment faire? Et bien encore une fois, plutôt que de lutter contre le juge et le gratifiant, Agissez! FAITES. Il faut donner du travail au major d'homme afin de mettre les deux autre trouble fête en veille. En gros concentrez vous sur l'action et ne laissez aucun temps mort au major d'homme même pendant les phase d'attente (isolement). Les sportifs de haut niveau mettent en place une routine de compétition pour s'occuper l'esprit et l'empêcher divaguer. A vous de trouver la votre et de l'organiser ( échauffement, étirements, visualisation etc... et pourquoi pas si vous êtes à cour: lecture, jeu de cartes, histoires drôles... à utiliser dans les phases appropriés bien sure )

     Il est bien évident que pendant l'effort, réfléchir au actions à effectuer est plus efficace que de penser aux conséquence finales. Vous devez restez centré sur votre objectif: allez le plus haut possible quoi qu'il arrive, rester lucide quoi qu'il arrive et essayer coute que coute (parfois ça parait impossible et pourtant ça passe, il suffisait de changer de pied ou tout simplement d'essayer quand même bien que les bras n'en veulent plus.

   Allez, quelques phrases: -"L'impossible recule au fur et à mesure que l'on avance vers lui" (St Exupery)
                                       -" Il ne savait pas que c'était impossible alors il l'a fait"
                                       -"On joue avec son corps, on lutte avec ses tripes et on gagne avec sa tête"
                                       -"J'ai peur parce que c'est dure ou c'est dur parce que j'ai peur?"
                                       -"Personne ne peut vous faire ressentir que vous êtes inférieur sans votre approbation" (Eléanor Roosevelt)

    Quelques astuces pour finir:  - Imaginez que vous n'étiez pas qualifiés suite à une erreur de jugement et que vous êtes qualifiés à la dernière minute: Vous avez maintenant le couteau entre les dents!
                                               - Gérez son activation par la respiration: Pour ce détendre: insister sur l'expiration ( inspiration: 1 temps; expiration lente et profonde: 3 temps )
                                                                                                            Pour s'activer: insister sur l'inspiration ( Inspiration 3 temps ; expiration 1 temps )
                                               - Levez la tête et gonflez le torse!


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Catégorie : Dossiers techniques

Commentaires

 larosedesvents, le 11-12-2008 à 16:18:07 :

Commentaire sans titre

merci de tous tés passages

pour l'anée 2008

et des coms,

des votes,

merci,

passe de trés bonnes fetes,

larosedesvents

&

renovatombe

 larosedesvents, le 05-12-2008 à 15:16:56 :

Commentaire sans titre

ici toujours de trés bon articles

merci de tes passages,

trés bon week-end

mon vote

à trés bientot,

larosedesvents,

 accusation, le 24-11-2008 à 15:08:51 :

Commentaire sans titre

 Bonjour...

Je suis enfin de retour parmis les bloggeurs fidèles ton blog.

Quelques nouveautés sur mes pages m'ont empêché de te visiter quotidennement !

Mais aujourd'hui, l'heure est venu de te dire MERCI.

Je te dépose mon vote en toute amitié.

Encore désolé pour mes absences. A demain... promis !

Sur ta page d'accueil, il manque un "e" à "bienvenue". Amicalement

Partenaires : Fonds d'écran gratuits | David Guetta